Initiative Biodiversité

OUI à la biodiversité

Mardi 11 juin 2024, le conseil des états acceptait la motion Grin/Nicolet qui vise à éliminer l’obligation pour les agriculteurs du domaine des grandes cultures et de l’élevage à inclure les 3,5% de surface de promotion de la biodiversité au sein même de leur surface de production et non pas dans des zone non exploitable de leur parcellaires (talus, bordures, etc..).

Cette mesure avait pour but de former un réseau efficace d’abris pour favoriser la biodiversité et la mettre en réseau. En la refusant, l’agriculture suisse fait un pas de plus vers les mouvements agricoles industriels et sacrifie la biodiversité au nom du productivisme. Nous connaissons la situation difficile des éleveurs et céréaliers qui subissent des pression financières très fortes, nous comprenons parfaitement qu’ils souhaiteraient produire pour vivre de leur métier et apportons tout notre soutien pour une agriculture rémunératrice et nourricière.

Cela dit, pour nous, la solution à cette crise sociale et économique ne réside pas dans une énième intensification de la production. Si un aspect de notre système alimentaire doit changer, ce sont les importations, les politiques de négoce agressives des intermédiaires, la production hors saison, les habitudes de consommation et le gaspillage alimentaire.

Il est évident que cette initiative ne résoudra pas tous ces soucis mais nous ne souhaitons pas voir l’érosion de la biodiversité s’aggraver davantage et c’est pourquoi nous souhaitons nous positionner publiquement en faveur d’un OUI à l’initiative biodiversité qui sera soumise au vote le 22 septembre prochain. Notre volonté étant de voir la société aller vers une responsabilisation de l’ensemble des secteurs d’activité. Par exemple, que les grandes surfaces commerciales, les industriels, les promoteurs immobiliers soient également tenus, au même titre que les agriculteurs, de réserver des surfaces à la préservation de la biodiversité.

Dans le cas où cette initiative ne serait pas adoptée, nous souhaitons souligner que la biodiversité est l’affaire de tous et si le devoir de gérer les surfaces nécessaires à sa préservation incombe aux seuls agriculteurs, il semble que chacun d’entre nous en tant que consommateurs devrait soutenir cet effort au maximum en favorisant les produits suisses dans leurs habitudes de consommation.

 

Nous restons ouvert à la discussion s’il vous intéresse d’approfondir ce sujet,

 

 

David et Cédric pour La Ferme du Goupil